25 janvier 2005

Terra incognita... Chapitre un

Dans les couloirs de Roissy, on a à peine le temps de mieux se connaître. Reconnaître plutôt. Au cas où l'un d'entre nous aurait déjà maille à partir avec un gros bras du shin-beth ou de toute autre agence de renseignement sémite. Le calme avant la tempête ?

Le séjour se passe sans un bruit, sans un mot comme s'il fallait atteindre la terre sainte pour déballer son sac. Tout juste, quelques sourires et regards  s'échangent aux travers des « coursives ». Un dossier de presse remis au départ alimente juste les interrogations. En effet,  les sensations garanties et  la propagande assurée au programme hantent les esprits. Le réveil sonne comme un crissement de pneu. Atterrissage.  Ben Gourion International. Chaleur au sol 50°… Ciel bleu nuage blanc comme un drapeau d'israël. Ils n'avaient pas menti sur la brochure. La descente sur le tarmac, me fait penser aux visites présidentielles, seul manque Jimmy Carter… Tout le monde à déjà envie d'embraser le sol. Personne ne s'y risque. N'est pas Jean Paul II qui veut. Sortie par le guichet diplomate. Le passeport chinois de Chloé pose quelques soucis mais ça passe. A-P joue pour une fois les conseillers de bonne augure :

«  n'oublier pas de demander votre visa sur feuille volante sinon vous serez bon pour vous en faire un second pour les pays arabes… »

Pas con, mais dommage, ça va faire un trou dans la « collec ».  Sorti de la quiétude et de l'air conditionné de Ben Gourion un mini-van nous attend. Uri Ben Hur ( si si je vous jure !) conduit le char. Râblé, large d'épaule, crâne rasé et lunettes de soleil, pas véritablement un poète, le chauffeur.

«  N'oubliez pas de boire »  nous dit-il dans un anglais hésitant en nous montrant un petit frigo. Nous apprendrons plus tard, le coût de ce conseil. Pas de risque tellement il fait chaud ! Les lunettes de soleil sortent des sacs et les appareils quittent les épaules. Jérusalem n'attend pas.

Je me vois bien, genre, croisé la cotte de maille sur le dos mille ans plus tôt, et dire un truc comme ça….


Les portes de Jérusalem approchaient et nos yeux s'écarquillaient. Juché là haut dans la montagne ( 700 mètres d'altitude), la vraie ville éternelle se livre à nos regards dévots… Surpris par une certaine modernité, la vieille ville au loin nous rappelle à l'ordre. Collés aux fenêtres du car comme des carpes, chacun n'a de cesse que de mettre pied à terre. La première croisade revient à nouveau jouer de la trompette à mes oreilles...
Hotel King Salomon. Terminus tout le monde descend.
 

Pas le temps de profiter de la vue, Numéro 1 nous attend...

Posté par vittoriogiovanni à 01:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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